Philippe Miller et Bernard Cavanna

Philippe Miller et Bernard Cavanna

Si je pense « conservatoire » il y a trois lieux qui me viennent à l’esprit : Fontenay-sous-Bois, où j’ai suivi les cours de haut vol de solfège (à coups de Dandelot, de Wéber et de Lavignac) et d’histoire de la musique de Claude Wantelez, classes dans lequelles j’ai appris mon métier; Alfortville, la première équipe dans laquelle j’ai enseigné puis Gennevilliers, lieu de tous les possibles, dirigé par Bernard Cavanna.

Composer, enseigner, c’est une question d’équilibre. L’humain. La musique. Comment définir la richesse d’un endroit comme le conservatoire de Gennevilliers? (Comment définir Bernard Cavanna???) Derrière chaque porte, un monde… Bandonéon, violon, sax, oud, improvisation, ensembles, groupes, rock, jazz, tango, opéra…. Pas de limites. Liberté assurée, émotion garantie!

Loin des systèmes, des standardisations, de la pensée unique, cette multiplicité de connaissances, de passions, fleurit et se pollinise.

L’inauguration du nouveau conservatoire en janvier 2016 à été particulièrement éloquente, les concerts se succédant pendant tout un week-end , intenses, pleins à craquer, chaleureux, un vrai bonheur et un vrai espoir renforçant le sentiment qu’ici, il se passe quelque chose d’important, de beau, de vital pour la culture et pour l’avenir.

Philippe Miller

Philippe Miller

Travailler dans une telle structure, être entouré de tels musiciens et pouvoir faire appel à eux pour des compositions est une chance inouïe. Depuis mes premières musiques j’ai pu écrire en pensant aux instrumentistes qui allaient jouer, avançant en confiance, m’appuyant sur eux. Sur les 80 musiciens qui ont joué sur la BO de Jeanne et le garçon formidable, j’en connaissais au moins 70, professeurs d’Alfortville ou de Gennevilliers, grands élèves, amis. L’aria du coursier, par exemple, un des airs du film, est accompagné par un ensemble de douze cornistes dirigé par Patrice Petitdidier, professeur de la classe de cor. Se retrouver au studio Davout avec cet ensemble improbable et grandiose, pour un premier long métrage, fut extraordinaire. Pour la musique des Mains Sales, mis en scène par Guy-Pierre Couleau, tout à été enregistré par Pierre-Marie Bonafos, clarinette basse, saxophones, cela sonnait dans le somptueux théâtre de l’Athénée!!!

Cette intimité avec les musiciens m’a permis de ne pas avoir à délocaliser dans les pays de l’Est! Noemi Schindler, Pierre-Marie Bonafos, Cécile Audebert, Sebastien Quezada, Jean Baptiste Henri, Sabine Balasse, Belinda Peake, Emmanuel Dandin, Sylvain Cornille, Juan Jo Mosalini, Frank Angélis, Christophe Roy, Gilles Ferré, Philippe Nahon, Julien Chevalier, pour ne citer que ceux avec lesquels j’ai eu la chance d’enregistrer plusieurs fois depuis vingt ans, sont à la fois de merveilleux musiciens, collègues et amis.

Enregistrement au Tamanoir d'Une vie en bloc, avec Timothée Bernard (trompette), PM Bonafos (sax alto) et Gilles Ferré (ténor sax).

Enregistrement au Tamanoir d’Une vie en bloc, avec Timothée Bernard (trompette), PM Bonafos (sax alto) et Gilles Ferré (ténor sax).

 

Lucie Larnicole, chef de choeur, et des enfants de Gennevilliers, lors de l'enregistrement du générique fin de Primaire au Studio Mega.

Lucie Larnicol, chef de choeur, et des enfants de Gennevilliers, lors de l’enregistrement du générique fin de Primaire au Studio Mega.

 

Bernard Cavanna

Bernard Cavanna

 

Philippe Miller et Bernard Cavanna

Philippe Miller et Bernard Cavanna

Philippe Miller compositeur